De nombreux pays, dont l’Australie, la France, la Grèce, l’Espagne, le Danemark et l’Autriche, ont récemment pris des mesures législatives ou envisagent sérieusement d’interdire l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs. Les préoccupations principales résident dans les effets négatifs observés chez les jeunes, tels que la dépression, l’anxiété, les troubles du sommeil et les problèmes alimentaires, souvent exacerbés par la publicité ciblée pour des produits de mauvaise qualité.
Cependant, l’Estonie adopte une position différente, choisissant de ne pas imposer d’interdiction. L’approche estonienne repose sur l’éducation et la responsabilisation plutôt que sur la restriction. Au lieu de bannir les plateformes, le pays met l’accent sur le développement des compétences numériques et de l’esprit critique chez les jeunes.
Cette stratégie vise à outiller les enfants et les adolescents pour qu’ils puissent naviguer en ligne de manière plus sûre et plus consciente, en comprenant les risques potentiels et en sachant comment s’en protéger. L’Estonie semble croire que l’interdiction totale n’est pas la solution la plus efficace à long terme et préfère investir dans l’autonomisation des jeunes face aux défis du monde numérique.

